COTE
EST / GOLFE D’OROSEI
Le golfe d’Orosei peut être considéré
sans hésitation comme la plus belle région
côtière de Sardaigne. Ses quarante kilomètres
de falaises calcaires abritent grottes sous-marines, criques
et plages de sable fin bordant une mer aux eaux turquoise
et transparentes. La zone est encore très préservée,
car elle n’est accessible qu’en bateau ou à
pied après quelques heures de randonnée. Il
n’est pas rare d’apercevoir un aigle royal ou
un vautour griffon survoler les hauts sommets.
Quant aux
épaisses forêts de l’intérieur,
elles abritent des mouflons.
Plus à l’intérieur, on découvre
une région extrêmement riche en grottes souterraines
et en vestiges archéologiques de tout genre. Au centre
de cette région, la ville de Dorgali compte 8 000
habitants et peut se targuer de posséder une position
idéale, entre les montagnes majestueuses du Supramonte
et la superbe côte du golfe d’Orosei.
NUORO ET LA BARBAGIA
Les nombreux envahisseurs de la Sardaigne tentèrent
tour à tour d’occuper cette vaste contrée
difficile à maîtriser : les Carthaginois ne
purent jamais soumettre la totalité de la population,
les Romains rencontrèrent également une farouche
résistance, les Sarrasins, quant à eux, furent
écrasés par les Sardes dont une grande partie
venait de la Barbagia.
Cette région était, au Moyen Age, divisée
en trois zones : la Barbagia supérieure, la Barbagia
centrale et la Barbagia inférieure. Son histoire
suivit ensuite sensiblement celle de l’île.
Aujourd’hui, ces trois zones ne forment plus qu’une
région, réputée pour ses sentiments
insulaires très forts. En 1973, un auteur sarde écrivait
: « A l’intérieur de la Sardaigne, on
vit parmi des gens qui sont restés comme hermétiques
à tout ce qu’on appelle communément
la civilisation européenne ; les Phéniciens
ont vécu ici, puis les Romains et les Byzantins ;
vinrent ensuite les Génois et les Espagnols, puis
les Piémontais et maintenant les Italiens…
et tout se passe comme s’ils n’étaient
jamais venus. Ils ont tous été rejetés
». Si les sentiments de rejet de l’envahisseur
ne sont plus présents que sur les murs peints du
village d’Orgosolo, les traditions de la Barbagia
font aujourd’hui davantage partie du folklore local
et la région s’ouvre lentement au tourisme.
Amateurs de randonnées, d’escalade et de montagne
se donnent rendez-vous dans ce paradis d’isolement
et de tranquillité.
| Source Photo : P.Prudhomme |
 Haut de page
|