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Présentation
- Milieu
naturel - Faune - Peinture
murale - Archéologie
- Architecture -
Personnages célèbres
- Lexique
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| Karim Aga Khan |
Le leader de la communauté
ismaélienne, qui a développé toute la côte
nord-est de la Sardaigne, vit à Genève depuis sa naissance
en 1936. Avant d’être entrepreneur sur l’île,
le prince Karim Aga Khan IV est avant tout le descendant direct
du prophète Mahomet, par le cousin Ali, le premier imam,
et sa femme Fatima, la fille de Mahomet.
Son diplôme d’Harvard en poche, le jeune prince est
nommé à la mort de son grand-père pour reprendre
les affaires familiales. En 1962, alors que ce passionné
de voile cherche à acheter une propriété au
bord de la mer, l’un de ses amis lui parle de la Valla dell
Inferru (vallée de l’Enfer), au nord de la Sardaigne.
Sans avoir vu l’endroit, Karim signe et achète ainsi
30 km de littoral et un terrain de 3 000 hectares. Tombé
sous le charme de ce qu’il baptise la Costa Smeralda, il entreprend
de la transformer en lieu de villégiature pour ses amis fortunés.
Le résultat est surprenant : en quelques années, la
Costa Smeralda devient le lieu de rendez-vous de la jet-set, grâce
à ses équipements luxueux, qui s’intègrent
parfaitement au paysage. Aujourd’hui, Karim Aga Khan est à
la tête du consortium Costa Smeralda, qui vérifie scrupuleusement
que les nouvelles constructions respectent l’environnement.
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Gian
Maria Angioj
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Né à Bono en 1761, Angioj fut un homme
politique sarde de premier plan à la fin du XVIIIe siècle
: juge de l’audience royale, il fut l’âme du gouvernement
autonome sarde lors de l’agitation anti-féodale et anti-piémontaise
(1794-1795). Envoyé comme vicaire à Sassari (1796),
il fomenta une insurrection jacobine et anti-féodale, et marcha
contre Cagliari. Sa défaite l’obligea à abandonner
son île natale en 1797 pour se réfugier à Paris,
où il mourut en 1808.
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| Eleonora D’Arborea |
Cette femme courageuse prit la tête de la résistance
contre l’envahisseur espagnol dans la seconde moitié
du XIVe siècle. Ayant hérité de la judicature
d’Arborea (la région d’Oristano), elle rallia peu
à peu toute la Sardaigne à sa cause, et représente
aujourd’hui encore un des symboles de l’indépendance
et de l’identité sarde. Femme d’action, elle fut
également à l’origine de la « Carta de Logu
», un code de lois écrit en langue sarde qui régira
les différents aspects de la vie en Sardaigne jusqu’au
XIXe siècle. Elle garantit les droits civils et humains, le
droit à la propriété et à la succession,
mais la véritable révolution concerne les droits des
femmes : c’est la première fois qu’une constitution
leur reconnaît des droits.
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Pietro
Cavaro
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Peintre du XVIe siècle, il
fréquenta d’abord les artistes barcelonais et napolitains
puis s’installa dans le quartier de Stampace, dans sa ville
natale, Cagliari. Il devint alors l’organisateur et le représentant
majeur de ce qui prit le nom de Scuola di Stampace, un mouvement
artistique véritablement sarde qui domina l’île
durant tout le XVIe siècle.
Parmi ses plus belles œuvres, on pourra admirer au Palazzo
Comunale (hôtel de ville) de Cagliari le grand retable représentant
l’hommage des conseillers de la ville à la vierge Marie,
réalisé entre 1527 et 1539. On peut également
voir d’autres de ses œuvres (dont l’émouvante
Deposizione, ou descente de la croix) à la Pinacoteca Nazionale
di Cagliari.
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| Francesco Cossiga |
Né en 1928, originaire de Sassari, Francesco
Cossiga obtient sa maîtrise de droit, tout en participant activement
à l’activité de l’Azione cattolica (Action
catholique) et de la Fuci (Fédération universitaire
catholique italienne). Il s’inscrit en 1945 à la Démocratie
chrétienne et devient secrétaire provincial de 1956
à 1958 et chef de groupe du conseil municipal à Sassari
jusqu’en 1966. En 1958, il entre au conseil national du parti
et est élu député pour la circonscription de
Cagliari en 1958 et en 1963. Il prend part à différents
gouvernements, mais démissionne en 1978 à la suite de
l’assassinat d’Aldo Moro. L’année suivante,
il est chef d’un gouvernement de coalition formé par
la Démocratie chrétienne DC, par le parti social démocrate
italien PSDI et par le parti libéral italien PLI. Grâce
à sa grande honnêteté et droiture, il est élu
Président de la République italienne en 1985, puis nommé
sénateur à vie en 1992.
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| Grazia Deledda |
Née en 1871 à Nuoro, Grazzia Deledda est
l’auteur qui a fait connaître la Sardaigne au monde entier.
Ses romans qui décrivent les mœurs et les traditions de
son pays natal lui valurent le prix Nobel de littérature en
1926. La jeune femme publie sa première œuvre Fleur de
Sardaigne à 15 ans, puis part à Rome avec son mari,
Palmiro Madesani, où elle connaît une véritable
consécration. Souvent critiquée par ses concitoyens
pour ses propos parfois jugés inconvenants, la jeune romancière
a toujours agi avec beaucoup de détermination.
Ses principaux romans sont : Le lierre sur l’arbre mort, le
Secret de l’Homme solitaire, La Voie du Mal, Le Dieu des Vivants.
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| Mario Delitala |
Originaire d’Orani, près de Nuoro, où
il naquit en 1887, Mario Delitala quitta la Sardaigne à 20
ans pour aller travailler comme graphiste à Milan. Rentré
au pays quelques années plus tard, il y reçut sa première
grosse commande en 1912 : il fit partie des artistes engagés
pour décorer le Palazzo Civico de Cagliari. Sa renommée
est alors grandissante : il commence à exposer à Rome,
Bologne, Turin, Venise…
Il retourne d’ailleurs en métropole pour perfectionner
sa technique à l’Ecole libre du nu et de la gravure,
à Venise. Cependant, le tournant dans l’œuvre artistique
de Mario Delitala a lieu en 1924 quand il remporte le concours pour
décorer la salle du conseil de l’hôtel de ville
de Nuoro : sa toile célèbre les « valeurs sacrées
» de la culture sarde. Il obtient aussi de décorer la
cathédrale de Lanusei (1925-1927), la grande salle de l’université
de Sassari (1927-1931) ainsi que la cathédrale d’Alghero
(1928-1933). Artiste confirmé, aussi bien sur son île
qu’en Italie, il participe à la fin des années
20 à la biennale de Venise et à la quadriennale de Rome.
Une autre date-clé de sa biographie est 1934, année
où Delitala est nommé directeur de l’Istituto
d’Arte, une célèbre institution chargée
des illustrations de la Bible.
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| Filippo Figari |
Le peintre cagliarien né en 1885 débuta
très jeune : il n’avait pas 25 ans quand il décora
la salle des mariages du Palazzo Comunale de Cagliari. Il étudia
dans de nombreuses académies artistiques (en France, en Espagne,
en Allemagne), mais resta toujours intimement attaché à
la Sardaigne. Le tableau de la salle des mariages contient des thèmes
sardes typiques, comme le folklore, les launeddas, la religion, les
chevaux…
La Sardaigne de Figari s’exprime dans de nombreuses autres œuvres,
puisqu’il produisit plus d’une fresque par an jusqu’à
sa mort, en 1974. On peut en voir un grand nombre à Cagliari,
à la chambre de commerce, à la cathédrale ou
encore dans le grand hall de l’université.
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Antonio
Gramsci |
Antonio Gramsci naît le 22
janvier 1891 à Ales en Sardaigne. Suite à un accident
dans sa petite enfance, Gramsci restera bossu. Dès son entrée
à l’université de Turin, il adhère au
parti socialiste et écrit dans des journaux d’extrême
gauche.
Lors de la révolution russe, il apporte un « soutien
critique » au bolchevisme. Il élabore alors une théorie
révolutionnaire, le « conseillisme d’usine »
En 1920, il participe aux troubles et anime des soviets d’entreprise.
En 1921, il est un des fondateurs du parti communiste italien, puis
devient un des dirigeants du Komintern. Après la prise du
pouvoir de Mussolini (1922), il est élu député.
Entre-temps, il a lancé plusieurs journaux de gauche, dont
l’Unita. En 1926, Gramsci est arrêté après
un attentat manqué contre Mussolini, condamné à
vingt ans de prison et incarcéré. Il écrit
alors ses fameux Quaderni dal Carcere (« cahiers de prison
»), au total 2 848 pages de réflexions politiques extrêmement
originales. En 1937, quatre jours après la fin de sa peine,
il meurt d’une hémorragie cérébrale.
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| Emilio Lussu |
Homme politique et homme de lettres, Emilio Lussu naquit
à Armungia en 1890. Interventionniste lors de la Grande guerre,
il rejoignit la Brigata Sassari, qui devint fameuse pour ses exploits.
En 1919, Lussu fonda le Partito Sardo d’Azione. Antifasciste,
il se battit pour ses idées, ce qui lui valut l’exil
et l’incarcération aux îles Lipari. En 1929, il
parvint à s’évader et se réfugia à
Paris, où il créa le mouvement Giustizia e libertà
(« justice et liberté »). C’est aussi à
Paris qu’il commença à écrire : Teoria
della insurrezione, Un anno sull’altipiano (1937). En 1943,
il rentra en Italie pour participer à la Résistance,
et joua un rôle politique majeur après la guerre, dans
le cadre du Partito d’Azione, puis du Partito Sozialista di
Unità Proletaria à partir de 1965. Il mourut à
Rome en 1975.
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Ignazio
Francesco Mannu |
Poète et magistrat, Ignazio Francesco Mannu vécut
à Nuoro au XVIIIe siècle. Il est surtout connu pour
son poème contre la tyrannie des Piémontais, qui revendique
aussi plus de liberté pour les Sardes.
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SU PATRIOTU
SARDU A SOS FEUDATARIOS
LE PATRIOTE SARDE AUX VASSAUX
Procurade ‘e moderare barones sa tirannia
Tentez de modérer, Barons, la tyrannie
chi si nono pro fide mia torrades a pe’in terra.
Ou ma foi vous reviendrez les pieds à terre.
Declarada est giai sa gherra contra de sa prepotenzia
La guerre contre l’arrogance est déjà déclarée
incuminzat sa passenzia in su populu a mancare.
Déjà, chez le peuple, la patience vient à manquer.
Cando si pesat su bentu est prezisu bentulare
Quand le vent commence à souffler, il faut absolument battre
l’air
mirade chi sas areas minettana temporale
Voilà que dans les airs menace la tempête
zente cussizzada male iscurtaes sa boche mia.
Vous, hommes mal conseillés, écoutez ma voix.
Barones sa tirannia procurade ‘e moderare.
Barons, la tyrannie, tentez de modérer.
Custa populos est s’ora d’estirpare sos abusos
C’est l’heure, ô peuple, d’extirper les
abus
a terra sos malos usos a terra su dispotismu
A terre les mauvaises habitudes, à terre le despotisme
Gherra, gherra a s’egoismu et gherra a sos opressores
Guerre ! Guerre à l’égoïsme et guerre aux
oppresseurs
custos tirannos minores est prezisu umiliare
Tous ces tyrans mineurs il faut humilier
Barones sa tirannia procurade ‘e moderare.
Barons la tyrannie tentez de modérer.
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| Francesco Masala |
Francesco Masala est né en 1916 en
Sardaigne. Il a enseigné la littérature et l’histoire
à l’université de Cagliari et a été
blessé sur le front russe durant la Seconde Guerre mondiale.
Il est l’auteur d’essais, de pièces de théâtre
et radiophoniques, ainsi que de nombreux recueils de poèmes
et de trois romans. En français, ont déjà paru
: Le Braconnier et autres poèmes de Sardaigne (1984), le Curé
de Sarrok (1989) et Ceux d’Arasolé (1999).
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| Constantino Nivola |
Né en 1911 d’un père maçon
à Orani, un petit village de la province de Nuoro, sa rencontre
avec Delitata (voir plus haut) fut décisive et l’orienta
vers la sculpture. Une bourse lui permit de suivre les cours de l’Istituto
Superiore di Industrie Artistiche à Monza, à partir
de 1931. Mais la guerre le força à quitter l’Italie
et à se réfugier aux Etats-Unis. Après des débuts
difficiles, il s’intégra aux artistes d’avant-garde
de l’époque, devenant même particulièrement
proche de l’architecte français Le Corbusier. Il est
mort à East Hampton, en 1988. Ses sculptures sont caractérisées
par la recherche de formes pures, dans un effort de primitivisme et
de grandeur. On comprendra mieux sa démarche en découvrant
ses sculptures sur la place Sebastiano Satta, à Nuoro, ou au
musée qui lui est dédié, à Orani.
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| Sebastiano Satta |
Originaire de Nuoro, Sebastiano Satta (1867-1914) fut
non seulement un des plus grands poètes sardes, mais également
le guide de toute une génération d’intellectuels
(dont Grazia Deledda). Ses œuvres, porteuses d’idéaux
humanistes, s’inspirent principalement de la vie rurale des
montagnes de Nuoro. Canti Barbaricini et Canti del salto e della tanca
figurent parmi ses plus belles œuvres lyriques.
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| Maurizio Oviglia |
Né en 1963 à Turin, Maurizio Oviglia commence
très tôt l’escalade et devient vite un alpiniste
confirmé, suivant l’exemple de son père. Après
de nombreux exploits dans les Alpes, Maurizio rejoint la Sardaigne
en 1986. Les montagnes de Sardaigne le séduisent et il devient
l’alpiniste le plus expérimenté de l’île,
ouvrant des voies d’escalade très difficiles dans les
massifs du Supramonte et de l’Iglesiente. En 1988, il publie
la première édition du guide Pietra di Luna (éditions
Saredit, Cagliari), qui recense toutes les voies d’escalades
qu’il a ouvertes en Sardaigne. Etabli à Cagliari depuis
1986, il écrit de nombreux livres et guides sur la Sardaigne
comme Sardegna non solo Mare (éditions CDA Turin), Gennargentu,
Ultimo Paradiso (1997), et bien d’autres encore.
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Antonio
Segni |
Né à Sassari en 1891, il fit des études
de droit à l’université de cette ville. Après
avoir participé à la Première Guerre mondiale,
il adhère au parti populaire italien. Il obtient rapidement
des responsabilités importantes au sein de ce parti, mais sa
carrière est interrompue par le fascisme. Après guerre,
il est élu député, et entre dans plusieurs gouvernements
: ministre de l’Agriculture, de l’Education nationale,
puis Premier ministre en 1956. C’est lui qui, en 1957, signe
le traité instituant la CEE, faisant ainsi entrer l’Italie
dans le processus de construction européenne. Le 6 mai 1962,
il est élu Président de la République, mais démissionne
deux ans plus tard pour cause de maladie. Il meurt à Rome en
1972.
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| Renato Soru |
Grande figure de l’Internet italien, Renato
Soru est né à Sanluri, à 40 km au nord de Cagliari.
Son père y tenait l’entreprise de pompes funèbres,
et sa mère l’épicerie du village. Diplômé
en sciences économiques de l’université de Bocconi
à Milan, Renato Soru débute dans la banque d’affaires
puis part construire des centres commerciaux en Tchéquie.
Après avoir découvert le monde du Net à Prague,
il rentre au pays après dix-huit ans d’absence et reprend
une petite compagnie locale de téléphones.
Il est aujourd’hui à la tête de Tiscali, start-up
fournisseur de services online comptant près de 10 millions
d’abonnés, et compte devenir leader européen
du Net. Tiscali a racheté le Néerlandais World on
Line et le Français Liberty surf, et concurrence sévèrement
des entreprises telles que T-Online et Wanadoo.
Ce grand chef d’entreprise n’en reste pas moins très
attaché à son pays d’origine. En témoigne
le nom qu’il a donné à sa start-up : Tiscali
est en effet le nom d’un petit village sarde de l’intérieur
de la Barbaggia.
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