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PROVINCE ORISTANO

La province d’Oristano a toujours joué un rôle politique important du fait de sa position  géographique, de ses ressources et de ses deux principaux chemins d’accès : la plaine du  Campidano et la vallée du Tirso.
Portée là par le mistral, la population nuraghique s’y installa il y a plus de trois millénaires, trouvant  un habitat idéal, un climat doux, une plaine et des étangs, et y exploita l’obsidienne du mont Arci.  D’importants vestiges archéologiques datant du IIe siècle av. J.-C. témoignent de l’existence de  cette population nuraghique dans la région.

C’est en effet celle qui regroupe le plus de nuraghi au kilomètre carré. Les Phéniciens s’y installèrent vers 800 av. J.-C., puis ce fut le tour des Carthaginois en 500 av. J.-C.
Le port de Tharros devint un lieu de passage et un centre de forte activité commerçante. Sa position privilégiée au sein de la péninsule de Sinis, protégée du mistral, la fertilité de ses terres et sa richesse en minerais furent à l’origine de ce fort développement.

Vue aerienne de Tharros Photo Editions Balzano


La ville de Tharros fut finalement abandonnée lors du déplacementdes structures à Oristano.
La région passa sous la domination d’Eleonora d’Arborea, qui jouaun rôle emblématique pour la région.
La région connut une grande période de faste, de 900 à 1400,pendant le règne du Giudicato d’Arborea, au cours de laquelle degrands progrès en matière d’économie et de législation furentengrangés.
Oristano fut la dernière ville à céder aux Aragonais, en1478.

Satue d'Eleonora D'Arborea - Photo Editions Balzano

Lagune region Oristano Photo Touring Club Italien          
     Flamants roses photo Editions Balzano


L’environnement naturel est constitué du plateau basaltique d’Abbasanta, situé entre le MonteFerru, le Campidano d’Oristano et le Marghine. La côte est marquée par de nombreux étangs et  lagunes à la faune et la flore riches et  variées. Les flamants roses y ont trouvé un habitat naturel préservé.

PENINSULE DE SINIS

La péninsule de Sinis, constituée essentiellement de roches calcaires, ferme au nord le golfe d’Oristano. A l’entrée de la Péninsule s’étend un vaste dédale d’étangs et de marais où s’est développée une faune caractéristique.

Les lacs sont le lieu d’habitat de nombreux flamants roses et d’un poisson renommé pour ses œufs, le mulet. Les œufs de mulet portent le nom de bottarga : le « caviar » sarde. .

Plage péninsule de sinis
            Photo Editions Balzano


Les pêcheurs d’Oristano ont conservé leurs outils de pêche dans des cabanes de joncs des marais et leurs embarcations particulières, les fassonis, faites de ces mêmes plantes.
La côte s’étend de San Giovanni Sinis au Capo Mannu.
Elle est constituée d’une série de belles  plages aux eaux transparentes et poissonneuses. Le paysage terrestre y est solitaire et  désertique. La vaste plage d’Is Aruttas (« les grottes » en sarde) se caractérise par la couleur  blanche des petits cristaux de quartz arrondis qui la composent.

I fassonis

Au nord de la plage d’Is Aruttas, s’étend sur 6 km la plage d’Is Arenas et ses dunes reboisées de  pins et d’acacias. Toujours au nord, la côte s’élève pour laisser place aux falaises de calcaire  jaunâtre du Capo Mannu (25 à 50m de hauteur), qui se jettent dans la mer. Vers l’intérieur, de  vastes espaces de verdure, couverts de buissons de lentisque et romarin, donnent à la côte un  aspect naturel et mystérieux.

Source « petit Futé »enquête et rédaction Ph. Prudhomme, Dominique Joly, Solène Khy et Angélique Bougeard





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